Nord-Kivu : Vives tensions à Walikale-centre alors que les combats entre le M23 et les FARDC s’intensifient ce 02 Avril
La situation sécuritaire à Walikale-centre, dans la province du Nord-Kivu, demeure extrêmement tendue ce mercredi 2 avril 2025, en raison des affrontements persistants entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Ces combats ont entraîné des déplacements massifs de populations civiles, exacerbant une crise humanitaire déjà préoccupante dans la région.
Contexte des affrontements
Depuis la mi-mars 2025, le M23 a intensifié ses offensives dans l’est de la RDC, s’emparant de plusieurs localités stratégiques, dont Walikale-centre. Cette avancée a contraint les FARDC à renforcer leur présence pour tenter de repousser les rebelles et sécuriser la zone. Malgré ces efforts, la situation reste volatile, avec des combats sporadiques signalés aux abords de la ville.
Conséquences humanitaires
Les affrontements ont provoqué le déplacement de milliers de civils vers des zones supposées plus sûres, notamment les localités de Losso, Mungele, Tingitingi, Lubutu Mubi, Ndjingala, Lobu et Makana, situées à la frontière entre le Nord-Kivu et le Maniema. Ces déplacements massifs compliquent l’acheminement de l’aide humanitaire et augmentent les besoins en nourriture, abris et soins médicaux.
Efforts diplomatiques et perspectives de paix
Parallèlement aux opérations militaires, des efforts diplomatiques sont en cours pour trouver une solution pacifique au conflit. Le gouvernement congolais et les rebelles du M23 prévoient de tenir leurs premiers pourparlers directs le 9 avril à Doha, au Qatar, sous médiation internationale. Cette initiative fait suite à des rencontres entre le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame, visant à rétablir un cessez-le-feu et à engager des négociations directes.
Cependant, la méfiance persiste entre les parties, notamment en raison des violations répétées des cessez-le-feu précédents et des accusations de soutien étranger aux rebelles. La communauté internationale, y compris les Nations Unies et l’Union africaine, continue d’appeler à une cessation immédiate des hostilités et à la reprise des pourparlers de paix.
Conclusion
La situation à Walikale-centre illustre la complexité du conflit dans l’est de la RDC, mêlant enjeux sécuritaires, humanitaires et diplomatiques. Alors que les efforts de paix se poursuivent, la priorité demeure la protection des civils et la fourniture d’une assistance humanitaire adéquate aux populations affectées par les violences.