Lors d’une interview accordée à TV5 Monde en Belgique le mardi 6 août 2024, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a formulé des allégations graves, affirmant que l’ancien président Joseph Kabila serait impliqué dans la préparation d’une insurrection, en lien avec l’Alliance du Fleuve Congo (AFC-Nangaa).
Il a également mentionné que Martin Fayulu n’a jamais accepté les résultats des dernières élections. Au cours de cette intervention, Tshisekedi a qualifié Moïse Katumbi de « borderline », un terme susceptible de soulever des interrogations sur la pertinence et la justesse de ses propos.
Ces déclarations ont suscité des critiques, certains observateurs se demandant pourquoi Joseph Kabila n’est pas mentionné comme coaccusé aux côtés de Nangaa. La caractérisation de Katumbi comme « borderline » pourrait laisser entendre des traits de personnalité jugés problématiques, tels que des relations conflictuelles, une instabilité émotionnelle ou des comportements impulsifs.
De telles déclarations de la part du Chef de l’État ont été perçues par certains comme manquant de prudence et de réflexion.Les implications de cette rhétorique sont préoccupantes, notamment en ce qui concerne le risque d’escalade des tensions politiques et l’érosion des normes démocratiques.
Plutôt que de se concentrer sur des attaques personnelles, certains estiment que le Président devrait s’attacher à répondre aux défis sociaux et écologiques auxquels le pays est confronté.
Par ailleurs, la défense publique par Tshisekedi de Nicolas Kazadi, malgré les accusations judiciaires en cours, a soulevé des inquiétudes quant à l’influence que ses déclarations pourraient avoir sur le déroulement des enquêtes.
La récurrence de ces prises de position en faveur de proches collaborateurs pourrait conduire à s’interroger sur l’orientation du leadership actuel et les priorités établies face aux nombreux défis auxquels la République Démocratique du Congo est confrontée.
Je suis navrée que les congolais puisse s’ouvrir ainsi !