Tensions à l’Est de la RDC : Des figures médiatiques et politiques rejoignent le M23 ce 30 mars

Tensions à l’Est de la RDC : Des figures médiatiques et politiques rejoignent le M23 ce 30 mars

Dans la province du Sud-Kivu, située à l’est de la République Démocratique du Congo, des figures reconnues de la société civile et des médias ont récemment annoncé leur ralliement au mouvement du M23. Parmi eux, Chrispin Kashale, ancien responsable de la communication à la Fondation Panzi du Dr Denis Mukwege, a déclaré son adhésion à l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et au M23 lors d’une conférence de presse tenue le 22 février 2025 à Bukavu. Il a précisé que sa décision était personnelle et réfléchie, tout en affirmant que la radio Svein, qu’il dirige, maintiendrait son impartialité.

Les Congolais qui rejoignent l’AFC-M23 avancent diverses raisons pour expliquer leur choix, souvent liées à des frustrations politiques, économiques et sécuritaires. Certains estiment que le gouvernement en place ne répond pas à leurs attentes en matière de développement et de justice sociale, les poussant à chercher une alternative.

D’autres évoquent l’insécurité persistante dans l’est du pays, marquée par la présence de groupes armés et un sentiment d’abandon de la part des autorités centrales. Rejoindre le M23 peut alors apparaître, pour eux, comme un moyen de revendiquer un changement ou de se protéger.

Cependant, ce choix comporte aussi de nombreux défis : être associé à un mouvement controversé peut entraîner des représailles, des sanctions internationales et des risques personnels. D’un autre côté, certains voient dans l’AFC-M23 une opportunité d’influence politique ou de reconnaissance sociale dans un contexte où les rapports de force évoluent constamment.

Cette annonce s’inscrit dans un contexte où plusieurs autres personnalités influentes ont également rejoint le M23. Le révérend Nicolas Kyalangalilwa, ancien membre de la société civile du Sud-Kivu et président fédéral du parti politique LGD de Matata Ponyo, a lui aussi annoncé son adhésion au mouvement rebelle. Ces ralliements interviennent alors que le Conseil de sécurité de l’ONU a récemment exhorté le M23/AFC à respecter un cessez-le-feu immédiat et à se retirer des zones occupées.

Par ailleurs, la sécurité des journalistes et des défenseurs des droits humains demeure une préoccupation majeure dans la région. Depuis janvier 2024, 32 violations de la liberté de la presse ont été signalées, dont cinq concernant des femmes journalistes. Ces incidents incluent des menaces, des intimidations et des arrestations, souvent attribuées à des autorités politiques, militaires et policières. Les organisations locales appellent à des mesures concrètes pour assurer la protection de ces professionnels essentiels à la diffusion d’informations fiables.

Ces développements soulignent les tensions croissantes dans l’est de la RDC, où les dynamiques politiques et sécuritaires évoluent rapidement, impactant la stabilité de la région.

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